Le CANCER du COL de l’UTERUS
On estime qu’il y a environ 3 900 nouveaux cas de cancer de l’utérus chaque année en France et que près de
1 000 femmes en décèdent.
Définition
L’utérus est un organe en creux situé dans le petit bassin du corps de la femme (faut-il le préciser), et se compose d’un corps et d’un col, ce dernier étant la partie inférieure du corps.
On distingue 3 types de cancer du col de l’utérus :
ü Celui qui nait dan la partie extérieure du col (« carcinomes épidermoïdes »).
ü Celui qui apparaît sur la face interne du col.
ü Celui qui se forme sur le tissu conjonctif avec une tumeur sarcomateuse.
Causes
Dans 90% des cas ce cancer a pour origine un virus, le Human, Papilloma Virus (HPV), qui est sexuellement transmissible. La présence du virus ne provoque pas systématique le cancer, excepté (environ 20%) quand les défenses immunitaires ne l’ont pas éliminé.
Symptômes
Vous devez aller consulter votre médecin si vous constatez de légers saignements, de couleur rosée ou brunâtre, entre vos règles ou après la ménopause. Soyez attentive également à la couleur de vos urines.
Moyens de détection
Si à l’examen gynécologique votre médecin constate une anomalie, vous pouvez avoir a subir :
ü Un frottis cervico-vaginal.
ü Une biopsie
ü Une conisation à visée diagnostique (opération chirurgicale consistant à prélever le col de l’utérus
ü Un IRM qui permet d’évaluer le volume d’une éventuelle tumeur.
ü Une échographie pelvienne.
ü Un Scanner pelvien
ü Une urographie intraveineuse.
Le recours à ces examens permettra d’identifier le stade d’évolution du cancer, ainsi que son rythme de développement, et donc de définir les modalités de traitement appropriées.
Traitements possibles
La chirurgie : consiste à l’ablation des zones contaminées (hystérectomie) entrainant parfois l’ablation des ovaires.
La radiothérapie qui se décline en curiethérapie (on applique une source radioactive sur la tumeur) et en téléradiothérapie (rayonnement radioactif utilisé à distance).
Effets secondaires possibles
Du point de vue physique, l’intervention chirurgicale peut entrainer des troubles urinaires, mais pas nécessairement perte de la fécondité dans le cas de l’ablation de l’utérus.
Du point de vue psychologique, attention au coup de déprime. Faites en sorte d’être bien accompagnée dans ce moment là.
Prévention
En l’absence de vaccin opérationnel sur le marché, le meilleur moyen de lutter contre cette forme de cancer est de détecter le virus le tôt possible. Cela passe par un frottis cervical régulier (tous les 2 ou 3 ans) qui consiste à prélever des cellules sur le pourtour du col de l’utérus. Dépister à ce stade, les chances de guérison sont bien sûr plus grandes.
Il est d’autant plus recommander de le faire que la maladie connaît un retour en fréquence entre 55 et 60 ans, avec un pique à 60ans.
Un autre moyen de prévention consiste à faire un test de dépistage HPV, qui a pour avantage d’identifier la présence du virus bien plus tôt que la méthode du frottis.
Il faut donc retenir qu’un suivi régulier, systématique vous met largement à l’abri de cette maladie.
Liens utiles
www.anaes.fr (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé)
www.eve.asso.fr (Association pour le dépistage du cancer du col de l’utérus en Alsace)
www.fnlclcc.fr (Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer)